Cela va faire une semaine que je suis rentré. Chez moi. Oui finalement c’est mon chez moi ici. Ai-je le blues? Non. Pas vraiment. Je l’avais dans l’avion, un peu. Mais comme Charles le notait sur le blog de Maz, le changement de rythme et d’univers est déstabilisant. Et est propice à une baisse de moral. Mais pourquoi?
Je l’associe un peu à la fatigue résultante de ce changement et beaucoup à la rupture dans les habitudes. Certes il y a aussi la tristesse de quitter des gens que l’on aime. Mais je pars du principe que ce changement est assumé, désiré. Que c’est un choix. Et que donc fondamentalement ce changement nous apporte un certain bien être dans le temps.
La fatigue? Oui, personnellement mon moral est très lié à mon état de fatigue. Je suis d’une nature optimiste et relativement zen. La fatigue a tendance a battre en morceaux cet optimisme et joie de vivre naturelle. Il en faut de l’énergie pour voir la vie du bon côté
Et parceque la fatigue recentre notre attention sur le côté matériel immédiat des choses, je trouve alors que l’on a aussi tendance à broyer du noir. A tout noircir. A se sentir impuissant. Jouet d’un destin que l’on a pas choisi. Mais c’est un état passager, facile à changer.
Les habitudes? Pour moi c’est l’essentiel. On parle souvent de “Home, sweet home”. Cette banale expression sous-entend beaucoup de choses à mon sens. Donner moi un chez-moi, n’importe où dans le monde et je serai probablement heureux. Certes je caricature. Mais tout de même. Un endroit où l’on se sent chez soi, où l’on peut se retrouver, où l’on peut se réfugier nous donne cette assurance de la sécurité et ancre nos habitudes dans un quotidien.
Donc me voilà de retour chez moi. Je m’y sens bien, armé et ressourcé pour affronter ma vie d’expatrié. Je peux tout envisager sachant que je peux m’y réfugier. Cette façon d’envisager la vie est peut-être la raison pour laquelle j’ai toujours apprécié la solitude. Et la raison pour laquelle j’ai fait le choix de l’expatriation, aussi loin, sans compagne, sans amis proches ni famille au bout de la rue.
Et vous, c’est quoi votre truc?